D’ici début octobre et la sortie de leur troisième album, Timothée Philippe (chant, batterie), Antoine Meersseman (chant, claviers, basse) et Diego Leyder (chant, guitare) nous réservent quelques surprises. Si les garçons de BRNS devaient adopter une devise, ça pourrait être quelque chose comme « Faut qu’on revienne, faut qu’il y ait de l’actu, faut qu’on balance des trucs ! ». Un premier extrait s’annonce pour la mi-mai. Pile à l’heure pour les Nuits Botanique. Mais c’est dans une brasserie saint-gilloise que les trois Bruxellois ont évoqué leur retour aux affaires. Trois ? Pas quatre ? Eh non : quatre, c’était… avant !

Sans gâcher les éventuelles surprises, que peut-on déjà savoir de ce troisième album ?
Timothée :
Il sera très direct, en tout cas beaucoup plus direct que Patine qui était un disque peut-être plus downtempo et un peu plus… long. Ici, on a finalement dix titres.
Antoine : Dont des titres très courts, dans les 3 minutes, ce qui n’est pas notre habitude.
Diego : Et des trucs un peu plus up-tempo, quelques mélodies majeures qui nous sont apparues. Sans en dire trop, c’est peut-être un peu plus lumineux que le disque précédent.
T. : On s’est fait plaisir !

En travaillant différemment ?
A. :
Les morceaux de Patine avaient été mixés dans les mêmes tons. Ici, on avait plein de titres très, très différents. Des titres sur lesquels Tim chante, des titres où César chante, où moi je chante, ce qui faisait beaucoup de teintes différentes. Il a fallu harmoniser tout ça, conserver cette variété mais trouver de la cohérence, mettre du liant. Alors que justement, Patine, c’était plutôt l’inverse : toujours les mêmes synthés, beaucoup de sons qui se ressemblaient, et la volonté de créer une diversité là-dedans.
D. : Il y a des choses qui se répondent, des types d’effets qui se retrouvent un coup sur la guitare, un coup sur la voix… Mais après, c’est vrai qu’il y a plus de diversité, ne fut-ce que sur la longueur des morceaux. On tournait quand même autour du format de cinq minutes ; ici, on est entre trois et sept minutes. Et ça bouge pas mal, là-dedans !

Être plus direct, c’était une volonté dès le départ ? Une envie de quelque peu revenir à ce avec quoi vous avez commencé ?
T. :
Comme d’habitude, nous avons été - c’est un mot qui nous suit un peu tout le temps – instinctifs. C’est plutôt à l’instinct, quoi.
A. : Disons que ça répond toujours à ce que tu as fait avant. Enfin, il y a des groupes qui ne fonctionnent pas du tout comme ça, genre Future Islands qui va sortir toujours le même disque, qui est très bien, mais avec les mêmes sons, les mêmes prod’. Ce qui nous avait un peu lassés sur le disque précédent, on n’allait plus le refaire. Ici, il y a même des titres « marrants » quoi, des choses qu’on n’aurait pas faites auparavant. Je crois que c’était nécessaire aussi de créer une cassure. Quand on a joué pour la première fois les nouveaux morceaux à Deep In The Woods, notre tourneur nous a dit qu’il était vraiment content qu’on aille dans cette direction-là. Un truc assez nineties, les nineties qui sont l’une de nos influences les plus directes, plutôt que d’aller s’enfoncer dans un truc très pathos. Bon, il y a des chansons tristes, mais le ton n’est plus du tout « corde au cou ».

S’il y a là du changement, le groupe a lui aussi quelque peu changé : César est parti et a été remplacé.
T. :
César est quand même resté longtemps  (...)

SUITE DE L'INTERVIEW À DECOUVRIR DANS LE #23 DE VOTRE MAGAZINE!
disponible près de chez vous

Le 17 mai aux Nuits Botanique (Cirque Royal), le 7 juillet aux Ardentes.