Pas si classique est un cycle de concerts afterwork de musique classique & contemporaine présenté la nouvelle génération de musiciens à la Maison des Musiques (Rue Lebeau 39 - 1000 Bruxelles / Sablon).


Claire Bourdet (violon) et Kim Van den Brempt (piano) dialoguent avec l'artiste peintre Valérie Lenders

PROGRAMME
Toshio Hosokawa Vertical Study III
Erik SatieDanses de travers issues de " Pièces Froides "
Improvisations
John Cage Six Mélodies
Erik Satie - Choses vues à droite et à gauche (sans lunettes)
Alfred SchnittkeFuga for Solo Violin
Arvo Pärt - Fratres


Prix d'entrée : 5€
Ouverture des portes à 18h30
Début des concerts à 19h (durée : 1h)

Réservations conseillées au +32 2 550 13 20 / info@conseildelamusique.be

Une collaboration du Conseil de la Musique et de Chamber Music For Europe


Claire Bourdet - Violon

Claire Bourdet obtient son Master avec distinction dans la classe d'Igor Oistrakh au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles, ainsi que les premiers prix en Musique de chambre, Analyse musicale et Histoire de la musique. Elle est également lauréate de plusieurs concours internationnaux (Bromgroove's Festival, Angleterre; Jeunes solistes, Belgique; Prix de la SACEM, France) et a pris part aux tournées de 2000 et 2001 avec The European Union Youth Orchestra.
Elle a étudié à la Yehudi Menuhin Academy de Blonay, Suisse, et a reçu l'enseignement de maîtres tels que Pierre Amoyal, Boris Kuschnir, Alberto Lysy, Yossi Zivoni, Olivier Charlier. Claire est invitée comme soliste par l'Orchestre Symphonique du Liban, l'orchestre de jeunes du Kempish, Sturm und Klang, L'orchestre de jeunes d'Angers, Les Arcanes, Timur und seine Mandschaft. Elle s'est produite dans des salles prestigieuses comme The Royal Albert Hall; La Filarmonie de Berlin; le Palais des Beaux-arts de Bruxelles et dans des Festivals tels que La Roque d'Anthéron, Bromgroove's Festival, Ars Musica, le Festival de Beloeil, le Festival de Wallonie, le Festival de Flandres. Claire Bourdet participe à des concerts sous la directions des chefs B. Haitink; Y. Kreiberg; V. Ashkenazy; A. Rabinovitch; A Altinoglou; M. Soustrot; P. Bartholomée ; Jean-Paul Dessy ; Etienne Siebens.
Passionnée de musique de chambre, elle s'investit dans plusieurs formations, notamment avec le quatuor MP4 , en Trio à cordes, Piano Trio, Duo violon /alto et Récitals piano/violon. Prendre part au développement de la culture dans son quartier est également une de ses priorités et avec son compagnon Karel Coninx, elle crée les TW Classics Forst, une nouvelle saison de concerts classiques à Forest.
Depuis septembre 2012, Claire Bourdet fait partie de l'ensemble Musiques Nouvelles et est régulièrement invitée comme Konzertmeister. Parallèlement à sa pratique de musicienne, Claire donne des cours et masterclasses en Belgique, en France et aux Etats-Unis. Elle suit la formation en Danza Duende.


Kim Van den Brempt - Piano

Kim Van den Brempt a étudié le piano aux conservatoires de Bruxelles, Anvers, Paris et Londres. Il a étudié auprès de Jan Michiels et Pierre-Laurent Aimard qui tous deux l’ont initié au monde de la musique contemporaine. Il a également été formé par Alain Planès et Boyan Vodenitcharov. Parallèlement, Kim Van den Brempt s’est spécialisé dans l’art de l’accompagnement de chant : il suivit un postgraduat au Guildhall School for Music and Drama à Londres, auprès du renommé Graham Johnsson. Ensuite, il se spécialisa auprès de Jozef de Beenhouwer au Conservatoire d’Anvers.

Il a donné des récitals entre autres avec Ilse Eerens, Lucienne Van Deyck, Axel Everaert et Thomas Blondelle. Depuis dix ans, il forme un duo très demandé avec la soprane Elise Caluwaerts. Depuis 2005, il se produit comme soliste de l’ensemble Musiques Nouvelles sous la direction de Jean-Paul Dessy. Ses tournées les plus remarquables l’ont amené au Japon, au Chili, au Venezuela et ailleurs en Europe.

Kim Van den Brempt enseigne au Conservatoire de Louvain où il a initié l’ensemble XXI, ensemble de musique contemporaine.


Valérie Lenders – artiste peintre

Valérie Lenders fait partie de ceux pour qui la liberté du dire se construit par la désaliénation du geste, le lâché prise formel et la recherche d’une rythmique spatiale. Rebelle, sauvage, elle s’est ouverte, aussi naturellement qu’une respiration, à la couleur, aux matières, aux métissages avec en filigranes une exigence : trouver un phrasé éveillant, dans les méandres de l’humain, une écriture abstraite dense, vivante et cadencée.

Chez elle, tout est rythme, dynamique, célérité ponctués de silences graphiques, d’improvisations successives et obsédantes comme une tentative - voire une tentation - d’apprivoiser le bouillonnant, l’insatiable, un appétit boulimique d’expression. La toile s’abîme à l’image d’un palimpseste stratifié. La superposition du tracé concentre les énergies et construit un espace par la réponse, en écho, d’une plénitude excavée, de déséquilibres stabilisés, de modulations feutrées, de densités aériennes. Du tempo enfanté par ce dialogue entre complémentaires jaillit, par jeux de transparences, une écriture personnelle. Valérie Lenders s’écrit sur la toile, chorégraphie la jubilation d’un corps créateur, libéré des conventions sociales. Le bras s’étire de gauche à droite, le pinceau de droite à gauche. L’automatisme de la main redonne vie au mouvement.

L’oeuvre est un laboratoire de recherche, un espace ouvert de questionnements. Par la répétition d’un même, chaque fois différent, à travers la scansion des séries, Valérie Lenders déjoue le sens commun. Elle débride l’espace par une floraison de formats, prisme la couleur par la rencontre de complémentaires improbables et sensualise les matières en les mettant en résonance. De la toile au papier, du trait à la trace, elle sort du cadre en travaillant la suture. Dentelles, tricots, coutures, voilages... le fil fait son oeuvre. Il relie, renforce la profondeur par l’émergence d’une troisième dimension tactile. L’artiste brode ses accélérations, en découd avec le silence, apprivoise les ralentis et donne vie à un espace ouvert porteur de cette part de rêve inscrite dans la matière. L’imaginaire est débridé et laisse entrer le regard. Suivre Valérie Lenders, donne à paraphraser Wagner et rappelle que l’oeuvre commence là où s’arrête le pouvoir des mots.

 

MAISON DES MUSIQUES - Rue Lebeau 39 - 1000 Bruxelles (quartier Sablon)
www.conseildelamusique.be // T. 02 550 13 20 // M. info@conseildelamusique.be
en métro : 1 - 5 (station Gare centrale) ou 2 - 6 (station Louise)
en bus : 27 - 33 - 48 - 95 (Sablon)
en tram : 92 - 93 (Sablon)
en train : Gare centrale
en voiture : parking Albertine-Square