Les relations entre les arts constituent un des traits marquants du vaste courant de renouvellement esthétique qui traverse l’Europe durant la fin de siècle et trouve à Bruxelles une scène particulièrement propice. Aucun ouvrage n’avait encore été exclusivement consacré à cette foisonnante convergence des arts par laquelle artistes, compositeurs et écrivains se trouvent emportés dans un même mouvement qui aboutit à des œuvres raffinées où la musique et la littérature acquièrent une présence sensible. Ce volume collectif se propose ainsi d’étudier les modalités explicites et implicites de l’intermédialité. La notion de convergence prend également une seconde signification. L’histoire culturelle a analysé le rôle des grandes capitales dans l’essor de la fin de siècle. Si Paris, Berlin, Londres et Vienne ont fait couler beaucoup d’encre, en revanche, peu d’ouvrages ont étudié la place de Bruxelles dans la circulation des œuvres d’art et dans le rayonnement des artistes sur l’échiquier européen. La capitale belge est ainsi envisagée comme un acteur historique à travers lequel les courants, les réseaux relationnels, les artistes trouvent un point de convergence situé au cœur de l’espace européen.

VRIN, 403 p., 2013